| Génèse du paradigme occidental |
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Conception de l'homme dans le berceau septentrional
Cette « fraction de l’humanité » a du développé des instincts nécessaires à sa survie et à son adaptation dans ce milieu hostile. Dans les steppes eurasiatiques, la nécessité de la vie de déplacements, les conditions matérielles difficiles, l’état de guerre inter-clanique endémique à la vie nomade, la crainte de la nature, des animaux, l’incertitude du lendemain, le climat perpétuel d’insécurité ont engendré chez l’homme une peur incessante qui s’exprime par une grande cruauté. Dans cet environnement pénible, la nature dangereuse est implacable, elle représente un ennemi qui doit être combattu. Dans le berceau septentrional, l’homme est soumis à un combat ininterrompu dont il est acteur et spectateur à la fois. Continuellement du faible au fort, du fort au faible c’est un carnage permanent, dans ce monde une seule et unique loi est en vigueur, elle régit toutes les interactions possibles entre les êtres vivants : c’est la dure « loi du plus fort ». Le milieu a considérablement imprégné la psychologie des peuples du Nord où le rapport de force est omniprésent, l’homme ne dispose que de deux alternatives : survivre ou mourir, il possède peu de temps pour méditer sur sa condition, il est réduit à l’état de nature et est contraint de se comporter comme n’importe quelle espèce prédatrice, sa destinée est un bataille perpétuelle : « Son existence est incertaine ; à chaque pas qu’il fait peut être le dernier. Surpris à tout moment par les embûches que lui tend la nature, sa vie est une malédiction : la ronce lui perce le pied, les lianes le renversent, un insecte lui suce le sang, un autre le pique de son aiguillon ; des animaux voraces l’attaquent et le poursuivent, effaré. N’est ce pas un être condamné à disparaître de la terre avant qu’il ait pu s’apercevoir de la beauté de la nature et en jouir par la contemplation ? Il a résisté pourtant. Mais c’était à condition de devenir féroce, de développer en son esprit tous les mauvais instincts, tels la ruse, la méfiance, l’égoïsme. »[3]. Pour l’homme issu du berceau septentrional, la vie est une éternelle compétition, une lutte brutale, un duel sans répit, son semblable est un rival à combattre, c’est une menace incessante pour son clan, c’est aussi un potentiel concurrent pour la nourriture : « L’homme est un loup pour l’homme » Hobbes Thomas, penseur occidental XVIIe siècle. Les guerres claniques, la chasse systématique ont développé durablement l’instinct de prédation, et l’esprit de conquête. Toutes les valeurs guerrières sont érigées en véritables vertus : « chez les germains n'entre au Walhallah (c'est à dire au paradis) que le guerrier tombé sur le champ de bataille»[4]. Dans ce monde, la femme possède une place peu enviable, l’humanité septentrionale est essentiellement représentée par sa composante masculine, la femme n’a aucune valeur, elle représente une bouche inutile, surtout dans les moments de pénurie et de guerre. À bien des égards, l’homme occidental se comporte comme un animal. En effet la « loi du plus fort », la guerre, l’individualisme, l’égocentrisme, la cruauté sont les principales caractéristiques de l’Occident jusqu’à aujourd’hui or ce sont des caractéristiques intrinsèques au règne animal.
Dans le contexte singulier où il a pris naissance, l’homme occidental n’a jamais pu établir une définition précise de l’être humain, la conception de l’Homme en générale est confuse, cette conception n’est pas clairement définie dans le paradigme occidental. Étymologiquement l'«Homme » vient du latin homo, l’homme est seulement un animal de l’ordre des primates, il appartient au règne animal. L'expression "être humain" provient du mot « être » qui dérive du latin stare, il signifie « debout » mais il n’y a pas que les hommes qui se tiennent debout, les animaux aussi c’est pourquoi on rajoute « humain ». « Individu » est ce qui est indivisible, les animaux aussi sont des indivisibles. « Personne » vient du latin personna qui est un masque de théâtre. En Occident on entend fréquemment dire que ce qui sépare l'homme de l'animal c'est que l'homme possède une âme ou un esprit or l'«âme » vient du latin anima qui signifie « air, soufle », définition insuffisante puisque les animaux ont la vie et le souffle aussi. « Esprit » provient du latin spiritus qui veut dire « souffle, respiration », c’est une vue de l’esprit qui ne permet pas de distinguer clairement l'Homme du monde animal. Pour l’Europe on parle des droits de l’homme et du citoyen, or pourquoi ne parle-t-on pas uniquement des droits de l'homme. Parce que dans le paradigme occidental, tout homme n’est pas nécessairement libre, il peut être asservi par un autre homme et ne possède pas les mêmes droits que le citoyen c’est pourquoi la définition est complète uniquement en ajoutant la notion de citoyen. Les penseurs occidentaux sont incontestablement les mieux placés pour parler d'eux-mêmes, de leur propre paradigme et de leur culture , quelle est leur définition de l’homme ? ► « L’homme est un animal social » Aristote IVème siècle avant l’ère occidentale. ► « L’homme est le seul animal bipède » Diogène IVème siècle avant l’ère occidentale. ► « L’homme est le seul animal doué de raison » René Descartes XVIIe siècle. ► « L’homme est le seul animal bimane et bipède » Julen Virey XVIIIème siècle. ► « le seul animal moral » dit Thomas Huxley XIXè siècle. ► « Un grand singe. Comme les chimpanzés, les bonobos, les gorilles et les orang- outans. » Pascal Picq [5] ► « L’homme est le seul animal capable de réaliser ses désirs en changeant le monde, et il n’a réalisé jusqu’à présent que l’échange de sa force de vie contre la production et l’accumulation de marchandises ». Raoul VANEIGEM [6] En Occident, l’homme n’a aucune définition qui lui est propre, la définition d’homme est imprécise. Il n’est qu’un simple être vivant, il est presque toujours assimilé à l’animal, scientifiquement c’est un primate et spirituellement c’est un animal . L'homme n’a aucune relation avec le divin, aucun aspect cosmo-théologique, c’est pourquoi il n’existe aucun véritable respect de la vie humaine en tant que telle car la vie n’est pas sacrée. Par conséquent, on peut exploité l’être humain au même titre qu’un objet animé, un « esclave », un serf, une bête de somme, un animal : « L’homme est l’animal le plus dominateur qui soit apparu sur cette terre. » Charles Darwin XIX ème siècle. Domination, rapport de force et négation de l'humain
Dans l'idéologie occidental l'homme reste un animal mais un animal qui a autorité sur les autres, sa récente ascension lui procure l’impression d’une domination naturelle et illimitée sur toutes les autres créatures, par conséquent il utilise et abuse de la nature et des êtres vivants que par la conviction profonde qu’il en est l’être le plus fort. Pour justifier sa fictive domination sur la nature, il se complait dans l’illusion qu’il en a de la dominer : « En effet, l’homme ne justifie sa domination sur les autres êtres de la création que par le sentiment qu’il a de sa supériorité. » [7]. Ce sentiment de dominer la nature représente l’armature intellectuelle de l’Occident, il est à la base de son idéologie. Pour l’homme indo-européen, l'impression de dominer la nature génère le droit de se l’approprier et de l’exploiter, elle légitime la domination de l’homme sur son semblable qui apparaît toute naturelle puisque c’est une loi de la nature dont il est familier depuis des millénaires, il s’agit de la domination du plus fort sur le plus faible. Dans le berceau septentrional, la vie nomade dans les steppes a légué aux hommes l’instinct de prédation, les réflexes du chasseur, le comportement du guerrier. Les hommes vivent en groupes qui se concurrencent les uns les autres. Le groupe vainqueur s’empare des terres du groupe vaincu, ce dernier peut être exterminé (génocide) ou bien mis en servitude (esclavage). Pour les peuples nordiques, le groupe humain vaincu n'appartient plus à la sphère de l'humanité, il est déshumanisé et rabaissé au rang d'objet vivant.
Sources : [1] Cheikh Anta Diop, Nations Nègres et culture, Paris, Présence Africaine, 1979, p173. [2] Jared Diamond, Le troisième chimpanzé, Paris, Gallimard, 2000, p230. [3] Anténor Firmin, De l'égalité des races humaines, Paris, L'Harmattan, 2003, p252. [4] Cheikh Anta Diop, Antériorité des civilisations nègres, Paris, Présence Africaine, 1993, p120. [5] Pascal Piq, revue Jonas dans le dossier : la vraie planète des singes de septembre 2001 (Pascal PICQ, paléoanthropologue au Collège de France). [6] Raoul Vaneigem, Le livre des plaisirs, 1979, p23. [7] Anténor Firmin, De l'égalité des races humaines, Paris, L'Harmattan, 2003, p123.
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Il y a du vrai et du faux.
Vous oubliez tout de même une grande partie de personne qui ne sont pas soumises à la lois du plus fort !
Certains hommes tel que Jésus, ont fait des choix beaucoup plus spirituel pour montrer à l'humanité ses fautes et la faire changer.
De plus vous dite que la femme n'a aucune place. C'est totalement faux, en Afrique dans certaines peuplades, c'est la femme qui dirige le groupe. Dans beaucoup de pays les femmes sont très respectées, et ont une valeur presque précieuse. Comme dans l'islam, ou la femme est porteuse de l'enfant et sans ses instincts maternelles, vous et moi ne seriez pas aussi bien préparé à la vie.
"l'homme descend du singe"
ou avez vous trouvé ces vieux clichés ????????
faut vous réveiller, il y a plusieurs souches humaines, certaines se sont éteintes définitivement, comme à bornéo, ou on a retrouvé juste une phalange d'une espèce humaine éteinte complétement